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Catégorie

Article

l

Thématique

Immobilier

Auteur

SAMSOU Immobilier

Date

17 Mars 2021

Analyses

Le marché de l’immobilier devient-il fou à Toulouse ?

Atone, le marché de l’immobilier ? Que nenni ! En 2020, les prix ont continué à augmenter à Toulouse. L’envolée est même particulièrement spectaculaire sur le marché de l’ancien.

Voici les quartiers où les prix s’envolent

Le marché de l’immobilier est-il insubmersible ? Alors que l’année 2020 a été marquée par l’avènement de la pandémie de coronavirus et une crise sanitaire mondiale aux lourdes conséquences économiques et sociales, y compris à Toulouse où l’industrie aéronautique a été touchée de plein fouet par la crise, l’immobilier a toujours le vent en poupe, selon les chiffres dévoilés par la Chambre interdépartementale des notaires, mardi 16 mars 2021.

L’immobilier ne connaît pas la crise

Si dans le neuf, les volumes de vente ont dévissé de 37% en 2020, le marché de l’ancien ne s’est quasiment jamais aussi bien porté dans la Ville rose. En Haute-Garonne, les ventes sont en léger recul (-6% pour les appartements et -5,3% pour les maisons) par rapport à 2019, qui avait été l’année de tous les records dans ce domaine . Mais les prix, eux, n’en finissent pas de grimper.

A Toulouse, malgré la crise sanitaire et ses conséquences, les prix de l’immobilier dans l’ancien continuent de grimper. Jusqu’à quand ? (©Gabriel Kenedi / Actu Toulouse)

En Haute-Garonne, les prix des appartements anciens augmentent de 5,4%, tandis qu’à Toulouse, la hausse est vertigineuse : 9,2% (pour le détail, quartier par quartier, rendez-vous en fin d’article, ndlr), où les volumes de vente continuent de progresser !

La pierre, valeur refuge

« Pour la première fois, le prix médian des appartements anciens a dépassé la barre plus que symbolique des 3 000 euros le mètre carré (3 030 euros précisément, ndlr) », commente Me Philippe Pailhès, vice-président de la Chambre interdépartementale des notaires, stupéfait par l’insolente vitalité du marché immobilier dans la Ville rose.

« On ne s’attendait pas à ça !« , remarque le professionnel, qui avait plutôt tablé à la sortie du premier confinement sur une baisse des échanges et une stagnation voire une déflation des prix. Cela n’a pas été le cas, bien au contraire :

« L’immobilier a plus que jamais joué son rôle de valeur refuge. Des personnes qui avaient souffert durant le premier confinement ont voulu changer de cadre de vie, d’autres ont accéléré leur projets », reprend le notaire.

Des investisseurs, inquiets de la tournure des marchés financiers (qui avaient dévissé à un niveau historique en mars 2020), ont préféré orienter leurs placements « vers un petit investissement immobilier », plus sûr et plus stable à leurs yeux. Si bien qu’en termes de volumes de vente, 2020 est le deuxième meilleur cru, derrière 2019 !

 

Les prix augmentent partout !

Il n’empêche, un an après le début de la crise sanitaire, ces chiffres interpellent. Car à Toulouse, tous les quartiers ou presque profitent de l’envolée des prix. Et dans les trois quarts d’entre eux, il y a des augmentations à deux chiffres.

Quelques exemples : à Lardenne, les prix ont augmenté de 18%. À Marengo-Jolimont (16.9%) et à Bonnefoy (16.3%) – deux quartiers en pleine mutation – les prix s’envolent également.

L’hypercentre, où les prix dépassent maintenant les 5000 euros le mètre carré, n’est pas en reste : les prix augmentent de 16.6% à Saint-Aubin, de 16.1% à Saint-Etienne, ou encore de 15,7% à Saint-Georges.

Même dans les quartiers populaires, qui bénéficient d’un effet de rattrapage, les prix sont à la hausse, comme aux Izards (16,8%) ou à Papus (15,9%).

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